High Rider Kayak de Savage Gear

Je le confesse, j’ai été assez sceptique s’agissant du kayak High Rider de Savage Gear. Tout d’abord parce que je suis un sceptique du kayak — tout court. Mes expériences en la matière n’ont pas été très concluantes, aussi je ne me voyais pas du tout assis là-dessus… jusqu’à ce que Mads me tire par le bras et me dise : « Tu veux aller pêcher le brochet ce soir en kayak ? » Oubliant mes réticences, j’ai immédiatement dit oui !

Ce qui m’a frappé d’abord est que l’engin ne prend presque aucune place dans un coffre de voiture : comme il se plie à plat, il est moins encombrant qu’un float tube, même s’il est plus lourd, vous vous en doutez. Plus lourd mais tellement plus grand ! Tellement de place pour s’assoir, allonger ses jambes, poser ses sacs, accrocher ses accessoires ! Pour l’échosondeur, il faudra y réfléchir un peu, mais ça se fait sans trop se casser la tête, je pense.

Le kayak se gonfle assez vite, même s’il faut connaître la technique : d’abord les boudins à moitié, puis le plancher à fond, puis les boudins complètement. Ensuite les bancs avec le système de glissière, enfin le siège qui s’installe très vite. Il ne restera plus qu’à mettre la dérive, mais pour cela, il faut attendre d’être dans l’eau.

Or, c’est une fois dans l’eau qu’on comprend tout de suite les deux gros avantages du High Rider. Le premier lui est propre, le second concerne tous les kayaks. Car en premier lieu, on est vraiment assis haut au-dessus de l’eau. Une superbe position surélevée pour pêcher ! Vraiment c’est sans comparaison avec tout ce que j’ai pu tester auparavant.

Ensuite, l’engin se propulse avec une vitesse folle ! Les float tubes sont relégués au placard ! De vraies tortues ! Et puis excusez du peu, là on va en marche avant. Quand on enlève la dérive, le tirant d’eau n’est plus que de quatre petits centimètres… on passe partout. Mais la dérive, justement, devient un peu chaotique, c’est pourquoi je vous conseille de n’enlever la dérive qu’en cas d’absolue nécessité.

Pour continuer sur le thème de la dérive, j’avais une autre crainte : l’effet pneumatique, avec lesquels il est impossible de pêcher tant l’inertie d’un leurre suffit à le déplacer — des fois, tu ne sais pas si le leurre nage vers toi ou si tu dérives vers le leurre ! Là, il n’en est rien. Le kayak est quand même bien collé sur l’eau. Quand on reste assis, l’inertie permet de ne pas trop dériver vite sous le vent, mais quand on se lève, l’effet de voile permet d’accélérer. Avec une légère brise, on peut assis accélérer ou ralentir juste en se levant ou en s’asseyant.

Puisque nous parlons de se lever, l’une de mes hantises en kayak est de me retourner. Ne me rigolez pas, ça m’est arrivé trop souvent ! Mais là, je dois dire, c’est plus stable encore qu’un stand up paddle board ! Je n’ai aucun sens de l’équilibre, et pourtant je n’ai eu aucun mal à me lever tout de suite et à pêcher confortablement debout. J’ai même combattu un 90up tout du long sans y penser. Je ne me suis penché à la fin que pour m’en saisir à la main !

C’est pourquoi je suis définitivement convaincu par ce High Rider.

par Numa Marengo